Devenir courtier en assurances attire de plus en plus de professionnels en quête d’indépendance, de sens, et de relation client. Mais si ce métier offre une grande liberté, il implique aussi des responsabilités, des obligations réglementaires et des compétences spécifiques. Vous vous demandez si ce métier est fait pour vous, comment vous y former, ou comment créer votre cabinet ? Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir pour se lancer dans le courtage en assurances, de manière claire, professionnelle et sans jargon inutile.
- Mini sommaire :
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Le courtage en assurances, c’est quoi exactement ?
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Les étapes pour devenir courtier en assurances
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Les compétences clés pour réussir
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Les outils indispensables pour démarrer dans de bonnes conditions
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Les pièges à éviter quand on débute
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Conclusion : un métier d’avenir pour les profils autonomes et humains
Le courtage en assurances, c’est quoi exactement ?
Définition et positionnement du métier
Le courtage en assurances est une activité réglementée qui consiste à accompagner les clients dans la recherche et la souscription de contrats d’assurance adaptés à leurs besoins. Contrairement à un agent général qui représente une seule compagnie, le courtier est indépendant : il travaille dans l’intérêt de ses clients, en interrogeant plusieurs assureurs pour leur proposer les meilleures garanties.
Pourquoi choisir cette voie ?
Se lancer comme courtier en assurances, c’est choisir un métier utile, avec une forte dimension humaine, et la possibilité de bâtir une activité stable et rentable. C’est aussi une excellente voie pour les professionnels issus de la banque, de l’assurance, ou de la gestion de patrimoine, qui souhaitent mettre à profit leur expertise tout en gagnant en autonomie.
Les étapes pour devenir courtier en assurances
Quelles sont les conditions pour exercer ?
Pour devenir courtier, il faut remplir plusieurs conditions :
- Être immatriculé à l’ORIAS (registre officiel des intermédiaires),
- Disposer d’une capacité professionnelle (via diplôme, expérience ou formation certifiante),
- Avoir une garantie financière, une assurance RC Pro, et respecter les règles de la Directive sur la Distribution d’Assurances (DDA),
- Mettre en place des procédures de conformité (archivage, protection des données, devoir de conseil…),
- Justifier d’une formation continue : la durée de formation ne peut pas être inférieure a 15 heures par an (bien conserver les attestations en cas de contrôle)
- Renforcer la traçabilité du devoir de conseil : receuil d’informations via des questions claires, vigilance sur le cimul d’assurances et conservation des infos/conseils.
Pour un aperçu détaillé des démarches, des prérequis et des choix possibles, n’hésitez pas à consulter notre article complet : Comment devenir courtier en assurance.
Les missions concrètes d’un courtier en assurances
Comprendre les besoins du client
Être courtier, c’est avant tout être à l’écoute. Chaque client – particulier, professionnel ou entreprise – a des attentes et des contraintes spécifiques. Il ne s’agit pas simplement de proposer un contrat, mais d’expliquer précisément les risques à couvrir, les priorités exprimées (ou implicites), le niveau de protection souhaité, et les éventuelles contraintes budgétaires.
Un bon courtier pose les bonnes questions, prend le temps d’analyser la situation du client et construit une relation de confiance basée sur la pertinence des solutions proposées.
Mais son rôle va plus loin : il doit aussi initier son client à une bonne compréhension des risques. En identifiant les zones de vulnérabilité parfois méconnues, le courtier aide à prendre conscience des protections nécessaires, et oriente vers des contrats adaptés, même sur des risques que le client n’aurait pas spontanément envisagés.
Maîtriser les produits d’assurance
Connaître le fonctionnement des garanties, les exclusions, les niveaux de couverture ou les subtilités d’un contrat multirisques est indispensable. Que ce soit en IARD (incendie, accidents, risques divers), en santé ou en prévoyance, la technicité des produits d’assurance demande une veille constante et une solide culture métier.
Savoir décrypter les contrats, permet au courtier d’assurance d’identifier la proposition la plus avantageuse pour son client, en fonction de son profil, de ses besoins et de son budget.
Négocier avec les compagnies
Le courtier agit comme intermédiaire entre son client et les compagnies d’assurance. À ce titre, il est amené à défendre les intérêts de son client dans la phase de souscription et de renouvellement à l’échéance, notamment en négociant les tarifs, les garanties ou les conditions particulières du contrat.
Il met en concurrence les assureurs, analyse leurs offres, et cherche à obtenir les meilleures garanties possibles à un prix compétitif.
Accompagner sur toute la durée du contrat
Le rôle du courtier ne s’arrête pas à la signature. Il reste l’interlocuteur privilégié du client tout au long de la vie du contrat. Qu’il s’agisse de répondre à une question, d’adapter les garanties en cas d’évolution de situation, ou de soutenir le client lors d’un sinistre, sa mission est d’assurer un suivi régulier et de maintenir une relation de confiance dans la durée.Gérer son activité de façon rigoureuse
Le métier de courtier repose sur une gestion structurée et rigoureuse de son activité. Cela inclut le suivi administratif des dossiers, la tenue à jour des contrats, le respect des délais.
La conformité est également un enjeu majeur. En tant qu’intermédiaire en assurance, le courtier doit respecter des obligations strictes en matière de devoir de conseil, de lutte contre le blanchiment (LCB-FT), de recueil du consentement ou encore de gestion des données personnelles (RGPD). Le bon respect de ces règles est non seulement indispensable d’un point de vue réglementaire, mais il contribue aussi à asseoir la crédibilité et le professionnalisme du cabinet.
Les outils indispensables pour démarrer dans de bonnes conditions
Pourquoi un logiciel métier est vite indispensable ?
Pour faire face à la complexité croissante des contrats, aux exigences réglementaires et aux attentes des clients, les courtiers en assurances s’appuient de plus en plus sur des logiciels métier spécialisés. Ces outils ne sont pas de simples bases de données : ce sont de véritables assistants du quotidien, conçus pour faciliter le travail de gestion, de suivi et de conseil.
Ils permettent de centraliser l’ensemble du portefeuille clients, de suivre les contrats et sinistres en cours, d’automatiser les relances et les échéances, tout en fluidifiant la relation client.
Au-delà du back-office, le digital permet aussi d’améliorer l’expérience client : espace personnel, collecte sécurisée de pièces, communication multicanale…
En plus d’une efficacité opérationnelle qui permet de réduire les coûts, ces logiciels jouent aussi un rôle clé dans le respect des obligations réglementaires. Dans une profession encadrée comme le courtage en assurances, il est essentiel de pouvoir justifier du devoir de conseil, d’assurer la traçabilité des échanges, de conserver les documents contractuels, et de se conformer aux exigences RGPD. Les bons outils intègrent ces aspects en natif, réduisant ainsi les risques de non-conformité.
En libérant du temps et en sécurisant les pratiques, le logiciel devient un véritable allié stratégique. Il permet au courtier de se recentrer sur ce qui fait sa vraie valeur ajoutée : le conseil, l’écoute et l’accompagnement personnalisé.
Les pièges à éviter quand on débute
- Négliger les obligations de conformité : un oubli peut vous coûter cher,
- Sous-estimer l’importance du suivi client après la vente,
- Choisir un statut juridique sans accompagnement,
- Vouloir tout faire seul sans s’outiller dès le départ.
Conclusion : un métier d’avenir pour les profils autonomes et humains
Le courtage en assurances est une activité porteuse, enrichissante, et en constante évolution. C’est un choix de carrière qui allie indépendance, relation client et expertise. Mais comme toute activité réglementée, il demande de la rigueur, une bonne organisation… et les bons outils.
Si vous envisagez de vous lancer, entourez-vous bien, formez-vous, et donnez-vous les moyens de réussir. Et surtout : gardez en tête que dans ce métier, la confiance se construit sur la durée — avec vos clients comme avec vos partenaires.
FAQ – Obligations quand on débute dans le courtage
Quelles preuves conserver pour justifier le devoir de conseil ?
Conservez les informations recueillies sur le client, les besoins exprimés, la logique du conseil (pourquoi cette solution) et les documents transmis/acceptés. La traçabilité est un point clé.
Combien d’heures de formation DDA faut-il faire chaque année ?
La formation continue DDA est d’au moins 15 heures par an pour les intermédiaires (courtiers/mandataires…) et pour les collaborateurs directement impliqués dans la distribution : conseiller, présenter/proposer, aider à conclure un contrat ou réaliser des travaux préparatoires. Les dirigeants responsables de la distribution sont aussi concernés. En revanche, les personnels qui font uniquement de la gestion administrative de contrats ne sont pas concernés.
Sous quel délai faut-il répondre à une réclamation client ?
Mettez en place une procédure de réclamations avec un accusé de réception écrit sous 10 jours ouvrables (si vous ne répondez pas dans ce délai) et une réponse motivée sous 2 mois.
DORA s’applique-t-il aux courtiers qui démarrent ?
DORA s’applique au secteur financier depuis le 17 janvier 2025. Selon la taille et le statut de votre structure, vous pouvez être concerné. Dans tous les cas, appliquer de bonnes pratiques (sauvegardes, gestion des incidents, suivi des prestataires) est recommandé.
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A propos de l’auteur

Valérie van de VELDE - Directrice Générale, MAIA Logiciels
J’accompagne les cabinets de courtage et agents dans la structuration de leurs processus (CRM, productivité, pilotage) et la mise en place d’outils adaptés aux exigences du métier.
Dernière mise à jour : 07 janvier 2026 (Publié le : 18 février 2025)